Plus que jamais poule aux oeufs d'or de la fédération internationale de football, la compétition s'est achevée dimanche 19 juillet dans une dernière valse aux milliards, entre audiences record et recettes inédites.
Gianni Infantino et Donald Trump, le 19 juillet, au stade New York (New Jersey) ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / ANDREW HARNIK )
Porté par un format inédit à 48 équipes, le Mondial 2026 a logiquement enregistré une affluence record dans ses stades et les audiences TV ont été "pulvérisées" selon la Fifa, organisatrice de l'événement qui s'est terminé dimanche.
Dans ses projections avant la Coupe du monde, l'instance du football tablait sur des recettes record de plus de 7 milliards d'euros en 2026, soit une hausse de 56% par rapport à 2022, année de l'édition organisée au Qatar, ou encore de 67% par rapport à 2018, année du Mondial en Russie.
"Sept millions de personnes dans les stades, dix millions dans les rues des États-Unis, du Canada et du Mexique et des milliards devant leur téléviseur", s'était réjoui dès vendredi Gianni Infantino, patron de la Fifa.
Record absolu de fréquentation
Avant la petite finale samedi et la grande finale dimanche, la Fifa avait déjà officiellement comptabilisé plus de 6,6 millions de supporteurs dans les stades de la compétition organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Lundi à l'issue du dernier match entre l'Espagne et l'Argentine (1-0), des médias avançaient un nombre total de 6,81 millions de spectateurs pour les 104 matches disputés, mais aucun bilan n'était disponible sur le site de la Fifa lundi après-midi.
Le cap des 5 millions de spectateurs avait été franchi dès le 16e de finale opposant la France à la Suède - alors que le précédent record de billets vendus datait du Mondial 1994, avec 3.587.538 personnes dans les stades des États-Unis.
Pour cette édition, les stades ont enregistré un taux d'occupation de 99,7% malgré une polémique sur le prix exorbitant des billets.
Avant le début du tournoi, le président de la Fifa Gianni Infantino avait dit s'attendre à quelque sept millions de spectateurs au total.
Audiences TV "pulvérisées"
"Les records d'audience télévisuelle ont été pulvérisés, dans les pays hôtes comme partout dans le monde", indiquait samedi la Fifa, même si aucune donnée chiffrée n'a encore été communiquée.
La finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar (victoire de l'Argentine contre la France aux tirs au but) était jusqu'à présent la plus suivie de l'histoire du Mondial, avec 1,5 milliard de téléspectateurs, ayant battu le précédent retour établi en 2018 avec 1,12 milliard de personnes devant leur téléviseur.
Avant le début de l'édition 2026, les droits TV étaient attendus en hausse de 34%, à près de 4 milliards de dollars, et les partenariats de 21%.
En France, le Mondial a permis à M6 d'enregistrer sa meilleure audience hebdomadaire (du 29 juin au 5 juillet) depuis sa création en 1987, mais son PDG David Larramendy avait indiqué que la chaîne allait "perdre de l'agent sur cet événement" notamment en raison d'un "contexte publicitaire" moins bon qu'il y a deux ans lors de la signature des droits.
Sur les plateformes ou sur ses réseaux sociaux, la Fifa estime également qu'"au terme des huitièmes de finale, 5,2 milliards de personnes, soit près des deux tiers de la population mondiale, avaient interagi au moins une fois avec la compétition".
Les joueurs ont aussi touché leur part
Sur les 3,7 milliards de dollars que la Fifa a prévu de dépenser pour le Mondial, un quart devait aller aux sélections participantes et aux clubs qui libèrent leurs internationaux, avec une dotation globale du tournoi rehaussée de 15% fin avril à 871 millions de dollars - contre 440 millions au Qatar.
Le vainqueur devait ainsi repartir de la finale à New York avec 50 millions de dollars. Chaque sélection engagée s'était vue garantir un minimum de 12,5 millions de dollars, même si rien ne dit que cela compensera des frais nettement accrus en raison notamment de l'étalement géographique du tournoi.
Vers un Mondial-2030 encore plus énorme?
Lors de l'ouverture du Mondial en juin, Gianni Infantino avait évoqué "des discussions sur une extension à 64 équipes" pour le centenaire de la Coupe du Monde en 2030, qui se déroulera dans plusieurs pays (Espagne, Portugal, Maroc mais aussi Paraguay, Uruguay et Argentine).
Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, estimait en avril qu'un tel format n'était "pas une bonne idée pour la Coupe du Monde elle-même et ce n'est pas une bonne idée non plus pour nos qualifications".
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